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Le Martin-pêcheur – La flèche bleue

Le Martin-pêcheur – La flèche bleue

Une flèche bleue étincelante vient de passer à toute vitesse au dessus du canal en poussant de petits cris stridents. Le martin-pêcheur d’Europe est bien présent dans le Marais Poitevin et malgré sa petite taille d’environ 16 cm, il ne passe pas inaperçu. Les couleurs chatoyantes bleu, orange et blanches de son plumage contrastes avec le vert dominant du Marais Poitevin.

Le Martin-pêcheur : un as de la pêche

Le martin-pêcheur longe les cours d’eau à une vitesse avoisinant les 40 km-h à la recherche de son menu. A la moindre occasion, il plonge dans l’eau pour attraper sa proie. martin pêcheur avec un vairon dans le bec

Le martin-pêcheur varie de temps à autre sa technique de pêche. En vol stationnaire ou posé à affût sur une branche au dessus de l’eau, il guette les mouvements des poissons s’approchant de la surface. Une fois sa future victime repérée, il plonge en piqué dans l’eau pour se saisir de sa proie avec l’aide de son bec long et fin (de couleur exclusivement noire chez le mâle).

martin pêcheur gobant un petit poisson

Quelle adresse !!

Une fois saisie dans son bec, le martin-pêcheur retourne se percher sur une branche, puis frappe violemment sa proie contre la branche pour l’assommer, avant de l’avaler tête la première.

Dans le Marais Poitevin, son menu est composé de petits poissons (vairons, chevaines, gardons, perches), de petites grenouilles et d’insectes.

Le martin-pêcheur à la particularité, tout comme les rapaces nocturnes, de devoir rejeter plusieurs fois par jour une pelote de réjection contenant les arêtes des poisson et les carapaces des insectes consommés.

Le Marais Poitevin, un cadre de vie idéal

Pour assurer sa survie, le martin-pêcheur vit près des cours d’eau calmes et riches en poissons.

Martin pêcheur avec une larve dans le bec

Une petite larve pour le petit-déjeuner…

L’oiseau peut être amené à migrer vers d’autres régions plus tempérées lorsque le climat devient trop rude et si le gel s’installe sur les cours d’eau, l’empêchant de se nourrir. Cependant, dans le Marais Poitevin, le martin-pêcheur est présent toute l’année grâce aux hivers doux et pluvieux de cette partie de le France.

Dans le Marais Poitevin, il se contente de dormir dans la végétation locale comme les herbes hautes ou dans les arbres creux (frênes têtards notamment).

Durant la période de reproduction qui intervient d’avril à juillet, le martin-pêcheur niche dans un terrier creusé dans la berge. Au cours de cette période de 4 mois, la femelle martin-pêcheur peut pondre jusqu’à 3 couvées de 6 à 7 œufs. Durant cette période de nourrissage des petits, les adultes se relaient pour couver et pêcher jusqu’à 80 petits poissons dans la journée. Après environ 4 semaines, les petits sont aptes à se nourrir seuls et quittent le terrier familial.

Couple de martins pêcheurs sur une branche

Couple de Martins-pêcheurs

Une survie sans cesse remise en cause

Le martin-pêcheur d’Europe est protégé sur tout le territoire français par l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés. Il est donc interdit de le chasser, de le capturer, de l’élever à des fins commerciales ou privées, ou de détruire ses zones de nidifications.

Cet oiseau est un bon indicateur naturel de la richesse aquatique d’un territoire, son existence reposant sur un vivier de poissons suffisant. Sa large présence dans le Marais Poitevin justifie donc du bon équilibre écologique de ce territoire.

Même si l’espèce est très présente dans le Marais Poitevin, on constate une régression de ses effectifs dans de nombreuses régions du monde.

Différents facteurs peuvent contribuer à perturber la survie des martins-pêcheurs :

  • la pollution des rivières et par conséquent la diminution du nombre de poissons
  • le piégeage et la chasse volontaires ou non
  • la transformation et l’assèchement des zones humides qui provoquent la diminution de son territoire de vie
Martin-pêcheur à l’affût sur une branche

Martin-pêcheur à l’affût

A propos de l'auteur

Romain Gaillard

Blogueur et rédacteur web. Photographe et vidéaste amateur. Aventures en kayak, à pied et à vélo dans la nature. Autres passions : paramoteur et spéléologie.

3 commentaires

  1. kalt eric

    Bonjour Romain,
    Superbe site !!!
    Petite question, quand même.
    Comment arriver à prendre des photos d’arrivée au nid (atterrissage) et être parfaitement net !?!
    En faisant la mise au point sur le terrier, au préalable, on est pas forcément net, lors de la prise de vue.
    Il est aussi possible de régler en manuel à un ou deux centimètres du terrier mais là, le coefficient chance devient plus qu’aléatoire.
    Auriez vous d’autres options à proposer ???
    Toutes les photos sont faites en affût et avec trépied.
    Amicalement,
    Eric

    Réponse
    • Romain Gaillard

      Bonjour Eric,
      Merci pour votre commentaire. En effet, il est préférable d’avoir un bon téléobjectif et d’avoir un bon affût, bien placé ! Il faut jouer avec le mode rafale et avoir une mise au point automatique sur la cible (le martin pêcheur) lors de l’arrivée sur sa branche ou son nid (c’est ce que j’utilise de préférence pour les oiseaux). Il faut être également armé de beaucoup de patience pour ce type de prise de vues. Le martin pêcheur est très craintif et ne se laisse pas approcher (d’où l’intérêt de préparer un bon affût à l’avance). Je prépare une vidéo dans ce sens sur le blog. Bravo pour vos photos en tout cas (j’ai vu votre compte Instagram). Bonne journée !

      Réponse
      • Eric Kalt

        En somme tu travailles de la même manière que moi.
        Suivre le vol, et surtout l’arrivée du vol est pratiquement impossible (sur une branche ou au nid) , vu ça rapidité.
        J’utilise un 400mm canon, en rafale.
        Affût à 4/5 m du sujet.
        Bonnes photos à toi,
        Eric

        Réponse

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